<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Humanités on ALACRITIE</title><link>https://alacritie.fr/tags/humanit%C3%A9s/</link><description>Recent content in Humanités on ALACRITIE</description><generator>Hugo</generator><language>fr-fr</language><lastBuildDate>Mon, 19 Jan 2026 15:33:08 +0100</lastBuildDate><atom:link href="https://alacritie.fr/tags/humanit%C3%A9s/index.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><item><title>Le Discours des Anciens</title><link>https://alacritie.fr/2019/le-discours-des-anciens/</link><pubDate>Sun, 01 Sep 2019 19:29:00 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2019/le-discours-des-anciens/</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nassim Nicholas Taleb est un essayiste et statisticien libano-américain. Sudiste (comme dirait Bardèche) par excellence, polyglotte, chrétien orthodoxe, d&amp;rsquo;abord trader puis chercheur, Taleb allie le panache à la française et l&amp;rsquo;érudition aristocratique des grands noms de la chrétienté occidentale. Sa spécialité est l&amp;rsquo;épistémologie des probabilités, qu&amp;rsquo;il utilise pour comprendre le monde et l&amp;rsquo;Histoire du &amp;ldquo;Temps Long&amp;rdquo;. Il est actuellement professeur d&amp;rsquo;ingénierie du risque à l&amp;rsquo;Institut polytechnique de l&amp;rsquo;université de New York.&lt;br&gt;
Ce qui suit est la traduction permissive et abrégée d&amp;rsquo;un de ses discours.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Les Carnets du Sous-Sol</title><link>https://alacritie.fr/2019/les-carnets-du-sous-sol/</link><pubDate>Tue, 09 Apr 2019 18:44:26 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2019/les-carnets-du-sous-sol/</guid><description>&lt;!--And why are you so firmly, so triumphantly, convinced that only the normal and the positive--in other words, only what is conducive to welfare--is for the advantage of man? Is not reason in error as regards advantage? Does not man, perhaps, love something besides well-being? Perhaps he is just as fond of suffering? Perhaps suffering is just as great a benefit to him as well-being? Man is sometimes extraordinarily, passionately, in love with suffering, and that is a fact. There is no need to appeal to universal history to prove that; only ask yourself, if you are a man and have lived at all. As far as my personal opinion is concerned, to care only for well-being seems to me positively ill-bred. Whether it's good or bad, it is sometimes very pleasant, too, to smash things. I hold no brief for suffering nor for well-being either. I am standing for ... my caprice, and for its being guaranteed to me when necessary. Suffering would be out of place in vaudevilles, for instance; I know that. In the "Palace of Crystal" it is unthinkable; suffering means doubt, negation, and what would be the good of a "palace of crystal" if there could be any doubt about it? And yet I think man will never renounce real suffering, that is, destruction and chaos. Why, suffering is the sole origin of consciousness. Though I did lay it down at the beginning that consciousness is the greatest misfortune for man, yet I know man prizes it and would not give it up for any satisfaction. Consciousness, for instance, is infinitely superior to twice two makes four. Once you have mathematical certainty there is nothing left to do or to understand. There will be nothing left but to bottle up your five senses and plunge into contemplation. While if you stick to consciousness, even though the same result is attained, you can at least flog yourself at times, and that will, at any rate, liven you up. Reactionary as it is, corporal punishment is better than nothing.--&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;D&amp;rsquo;où vient que vous êtes si fermement, si triomphalement persuadés que seuls le positif et le normal &amp;ndash; bref, en un mot, le bien-être &amp;ndash; sont dans les intérêts des hommes ? Votre raison ne se trompe-t-elle pas dans ses conclusions ? Et si les hommes n’aimaient pas seulement le bien-être ? Et s’ils aimaient la souffrance exactement autant ? Si la souffrance les intéressait tout autant que le bien-être ? Les hommes l’aiment quelquefois, la souffrance, d’une façon terrible, passionnée, ça aussi, c’est un fait. Ce n’est même plus la peine de se rapporter à l’histoire du monde ; posez-vous la question vous-même si seulement vous êtes un homme et si vous avez un tant soit peu vécu. Quant à mon opinion personnelle, aimer seulement le bien-être, ça me paraît presque indécent. Que ce soit bien ou mal, &lt;!--mais--&gt; casser quelque chose, c’est parfois très plaisant. Car ce n’est pas la souffrance, au fond, que je défends ici, et pas non plus le bien-être. Ce que je défends, c’est&amp;hellip; mon caprice, le fait qu’il me soit garanti quand j’en ressentirai le besoin. Par exemple, la souffrance est inadmissible dans les vaudevilles, je le sais. Dans le palais de cristal&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, elle est, de plus, impensable : la souffrance, c’est un doute, c’est une négation, or qu’est-ce qu’un palais de cristal où le doute est possible ? Mais je reste persuadé que l’homme ne refusera jamais la souffrance véritable, c’est-à-dire la destruction et le chaos. Car la souffrance est la seule cause de la conscience. Même si j’ai commencé par affirmer que la conscience était pour les hommes leur plus grand malheur, je sais qu’ils l’aiment et ne l’échangeraient contre aucune satisfaction. &lt;!--La conscience est infiniment supérieure à deux et deux. Parce que, après deux et deux, cela s’entend, il ne reste non seulement plus rien à faire, mais plus rien à connaître. Tout ce qu’il est possible de faire alors, c’est de se boucher les cinq sens et de se plonger dans la contemplation. Bien sûr, la conscience vous amène au même résultat, c’est-à-dire que, là non plus, il n’y a plus rien à faire, mais on peut toujours se flageller de temps à autre, et ça vous ravigote un peu quand même. C’est vieux jeu, d’accord, mais c’est mieux que rien.--&gt;&lt;/p&gt;</description></item></channel></rss>