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Quand on sonde les pratiques sexuelles anonymement, on se rend compte que les fétichistes de tous bords se ressemblent plus entre eux que les hétéro ou les gays entre eux — en d’autres termes que les habitudes sexuelles sont plus fonction de l’attirance pour les fétichismes (notamment le BDSM) que de l’orientation sexuelle d’une personne.
Plutôt que de qualifier les préférences par orientation sexuelle, l’auteure propose donc ici la distinction “bdmsexuel” (attirée par le BDSM et autres pratiques fétichistes) par opposition à “tendresexuel” (sexualité “tendre” classique) – je préfère “fétichosexuel” ou “cratosexuel” plutôt “bdmsexuel”. Entre autres choses, les fétichosexuelles sont plus attirées par les romans érotiques. Et un quart à un tiers des gens seraient fétichosexuels, légèrement moins chez les femmes (car plus soumises de base dans leur sexualité).
Maintenant, une question se pose. Nous savons que beaucoup du discours sur les relations H-F vient en fait de ce que la psychologie appelle les “sociosexuels”, c’est-à-dire les gens dévergondés sexuellement qui ont plus tendances à coucher à droite à gauche et à être impliqués dans des relations abusives. A quel point les sociosexuels et les fétichosexuels se chevauchent-ils ? Mon intuition est que la corrélation est assez forte, mais aucune étude ne me permet de le confirmer pour l’instant — sans doute pourrait-on se servir de certaines caractéristiques de personnalité pour établir des corrélations.
Source : The Other Sexual Orientation, Aella, https://aella.substack.com/p/the-other-sexual-orientation/




