<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Blog-notes on ALACRITIE</title><link>https://alacritie.fr/blog/</link><description>Recent content in Blog-notes on ALACRITIE</description><generator>Hugo</generator><language>fr-fr</language><atom:link href="https://alacritie.fr/blog/index.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><item><title>Les Maximes de Roissy (Château Heartiste)</title><link>https://alacritie.fr/2025/les-maximes-de-roissy/</link><pubDate>Sat, 20 Dec 2025 18:34:33 +0100</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2025/les-maximes-de-roissy/</guid><description>&lt;p class="smallcaps lettrine"&gt;Il était une fois un Internet différent, où fleurissait des auteurs et des idées à l&amp;rsquo;ombre de la culture dominante. Avant l&amp;rsquo;avènement des réseaux sociaux et de la 4G, les newsgroups, puis les forums et la blogosphère furent des espaces contre-culturels où différents types de marginaux sévissaient. Parmi ceux-ci les PUAs, les « pick-up artists » américains, tentaient de redorer le blason des hommes voulant prendre leur revanche sur un « marché sexuel » qui les dénigrait.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Les femmes rêvent-elles de minotaures mafieux ? (II)</title><link>https://alacritie.fr/2025/les-femmes-revent-elles-de-minotaures-mafieux-pt2/</link><pubDate>Fri, 05 Dec 2025 11:58:58 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2025/les-femmes-revent-elles-de-minotaures-mafieux-pt2/</guid><description>&lt;p&gt;&lt;div style=margin-bottom:2em&gt;&lt;/div&gt;

&lt;span class="font-larger"&gt;&lt;strong&gt;Retrouvez le chapitre précédent ici : &lt;a href="https://alacritie.fr/2025/les-femmes-revent-elles-de-minotaures-mafieux-pt1/"&gt;(&lt;em&gt;I. Qui sont les gooneuses et que lisent⁠-⁠elles ?&lt;/em&gt;)&amp;gt;&amp;gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;

&lt;div style=margin-bottom:2em&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p class="smallcaps lettrine"&gt;Attendez attendez&amp;hellip; Vous pensez vraiment que la littérature gooneuse est un phénomène moderne ? Vous pensez qu&amp;rsquo;elles se sont mises, d&amp;rsquo;un jour à l&amp;rsquo;autre, juste parce qu&amp;rsquo;une hurluberlue les a corrompu en écrivant par chance un roman BDSM à succès, à fantasmer d&amp;rsquo;être les femmes galantes d&amp;rsquo;hommes violents et émotionnellement fermés à double tour ? Et qu&amp;rsquo;avant ça elles ne lisaient que des romances pleines de bons sentiments ? Eh bien vous n&amp;rsquo;êtes pas au bout de vos surprises&amp;hellip;&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Les femmes rêvent-elles de minotaures mafieux ? (I)</title><link>https://alacritie.fr/2025/les-femmes-revent-elles-de-minotaures-mafieux-pt1/</link><pubDate>Thu, 27 Nov 2025 11:01:36 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2025/les-femmes-revent-elles-de-minotaures-mafieux-pt1/</guid><description>&lt;p class="smallcaps lettrine"&gt;Nul ne sait précisément si c&amp;rsquo;est la curiosité, l&amp;rsquo;ennui ou les neurones miroirs qui poussent les femmes à constituer aujourd&amp;rsquo;hui le plus gros contingent des lecteurs de fiction. Car lorsqu&amp;rsquo;on épluche le palmarès des ventes de romans en France, au-delà des rares classiques comme Jules Verne ou Romain Gary, les auteurs et les protagonistes féminins sont pléthores. Et parmi ceux-ci une certaine catégorie se démarque, une catégorie autrefois confidentielle (pense-t-on) qui s&amp;rsquo;est dévoilée au grand jour avec le succès tonitruant de Cinquante Nuances de Grey : le roman érotique. Et il se décline en sous-genres : la romance contemporaine dite « new romance » ; la « romance sportive, » qui implique généralement des quarterbacks de football américain ; la romance fantastique, dite « romantasy, » qui se déroule dans un monde merveilleux ; la « dark romance, » qui met en scène des relations abusives ; etc. Mais ne vous y trompez pas : les frontières entre ces catégories sont souvent poreuses.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Pourquoi les critiques de la Grande Féminisation se trompent</title><link>https://alacritie.fr/2025/pourquoi-les-critiques-de-la-grande-f%C3%A9minisation-se-trompent/</link><pubDate>Tue, 28 Oct 2025 21:23:14 +0100</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2025/pourquoi-les-critiques-de-la-grande-f%C3%A9minisation-se-trompent/</guid><description>&lt;p class="sans-alinea"&gt;&lt;em&gt;Traduction d&amp;rsquo;un article de Bo Winegard pour Aporia Magazine, &lt;em&gt;What Helen Andrews&amp;rsquo; critics get wrong&lt;/em&gt; : &lt;a href="https://www.aporiamagazine.com/p/what-helen-andrews-critics-get-wrong"&gt;https://www.aporiamagazine.com/p/what-helen-andrews-critics-get-wrong&lt;/a&gt; (25 oct. 2025) ; l&amp;rsquo;article originale d&amp;rsquo;Andrews a été chroniqué ici : &lt;a href="https://alacritie.fr/2025/la-grande-f%C3%A9minisation/"&gt;https://alacritie.fr/2025/la-grande-f%C3%A9minisation/&lt;/a&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;




&lt;p class="smallcaps lettrine"&gt;Dans un article critiquant &lt;a href="https://alacritie.fr/2025/la-grande-f%C3%A9minisation/"&gt;Helen Andrews et sa théorie&lt;/a&gt;, soutenant que la féminisation est synonyme de dégradation de certaines institutions comme le milieu universitaire et la justice, David French du New York Times développe l&amp;rsquo;argument suivant :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Andrews écrit : « La censure [cancel culture] est simplement ce que les femmes font chaque fois quand elles atteignent un seuil critique dans une organisation ou un domaine donné. » Comment cette affirmation peut-elle survivre à l&amp;rsquo;analyse historique la plus superficielle ? D&amp;rsquo;innombrables mouvements révolutionnaires et radicaux dirigés par des hommes ont pratiqué la censure et les purges.&lt;br&gt;
Ce ne sont pas des escadrons de femmes qui ont guillotiné les dissidents pendant la Révolution française.&lt;br&gt;
Même aujourd&amp;rsquo;hui, le mouvement MAGA s&amp;rsquo;engage avec entrain dans une culture de la censure. Et ces dénonciations visent à protéger les petits sentiments &amp;ndash; oui, les sentiments &amp;ndash; des hommes de droite.&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Il n'y a pas eu de Baby Boom</title><link>https://alacritie.fr/2025/il-n-y-a-pas-eu-de-baby-boom/</link><pubDate>Fri, 24 Oct 2025 12:18:33 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2025/il-n-y-a-pas-eu-de-baby-boom/</guid><description>&lt;p class="smallcaps lettrine"&gt;Parmi toutes les idées reçues autour de la natalité, le baby-boom trône au sommet : tout le monde sait que l&amp;rsquo;explosion de la natalité est liée à la fin de l&amp;rsquo;effroyable guerre qui nous a tant coûté sur le plan humain, c&amp;rsquo;est simple. Pourtant, il n&amp;rsquo;en est rien : la vraie raison est plus subtile &amp;ndash; et, en fait, bien plus polémique !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Bon, vous l&amp;rsquo;avez compris : le baby boom a bel et bien eu lieu, mais il n&amp;rsquo;est pas du tout l&amp;rsquo;idée qu&amp;rsquo;on s&amp;rsquo;en fait.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>La Grande Féminisation</title><link>https://alacritie.fr/2025/la-grande-f%C3%A9minisation/</link><pubDate>Fri, 17 Oct 2025 10:56:46 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2025/la-grande-f%C3%A9minisation/</guid><description>&lt;p class="smallcaps lettrine"&gt;Que les hordes d&amp;rsquo;étudiants dissidents des universités américaines euent été animés par le &amp;ldquo;marxisme culturel&amp;rdquo; m&amp;rsquo;a toujours paru absurde. Pense-t-on vraiment qu&amp;rsquo;ils qu&amp;rsquo;ils ont tous été savamment endoctrinés dans le but de retourner la société civile et de renverser l&amp;rsquo;ordre patriarcal établi ? Cela paraît plus qu&amp;rsquo;absurde. Et pour cause : ils n&amp;rsquo;ont pas eu besoin de cela &amp;ndash; ils ont simplement réagi à un changement d&amp;rsquo;environnement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Helen Andrews, journaliste conservatrice, développe dans un article pour Compact Mag&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; les conséquences de la révolution qui a bouleversé le paradigme existant plus que toutes les autres &amp;ndash; et ce n&amp;rsquo;est pas celle que vous pensez. Pas la chute du communisme, pas même la révolution numérique &amp;ndash; non, ce qui a le plus profondément changé la société, selon elle, est &lt;em&gt;La Grande Féminisation&lt;/em&gt;, du titre de l&amp;rsquo;essai d&amp;rsquo;un certain J. Stone.&lt;br&gt;
Morceaux choisis :&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Natalité et courbe de vitalité</title><link>https://alacritie.fr/2025/natalit%C3%A9-et-courbe-de-vitalit%C3%A9/</link><pubDate>Fri, 26 Sep 2025 13:51:05 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2025/natalit%C3%A9-et-courbe-de-vitalit%C3%A9/</guid><description>&lt;p class="smallcaps lettrine"&gt;La baisse de la natalité est une des plus pressantes catastrophes de notre temps. Jusqu’alors personne n’y a trouvé de réponse, mais quelque chose nous a échappé : je vous présente la courbe de vitalité et pourquoi il est essentiel de comprendre ce qu&amp;rsquo;elle signifie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Avec 1,40 enfants par femme en moyenne, c’est plus de la moitié de la population européenne qui disparaîtra d’ici 3 générations. Mais, vraisemblablement, ce sera pire – de mémoire historique, aucun pays n’a jamais réussi à infléchir ce déclin. En guise d’exemple, il n’a fallu que 25 ans pour que la Corée du Sud tombe de 1,40 à 0,75 enfants par femme – on table sur une population divisée par deux d’ici 30 ans.
Une crise, réelle en l’occurrence, qui fait passer d’autres catastrophes annoncés pour des détails – sur une Terre sans humain il n’y a plus de soucis.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Comment fonctionne un site internet&amp;nbsp;?</title><link>https://alacritie.fr/2024/comment-faire-un-site-internet/</link><pubDate>Tue, 12 Nov 2024 20:13:44 +0100</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2024/comment-faire-un-site-internet/</guid><description>&lt;p class="smallcaps lettrine"&gt;Dans cet article didactique nous allons comprendre le fonctionnement d&amp;rsquo;un site internet et apprendre à en monter un le plus simplement possible sur un système Linux. Dans une démarche basse-technologie, nous cherchons à minimiser la complexité de l&amp;rsquo;infrastructure technologique qui nous entoure &amp;ndash; le principe est simple : &lt;strong&gt;les seules technologies durables sont celles que nous sommes en mesure de comprendre individuellement&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Prérequis :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Quelques connaissances basiques en informatique&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quelques connaissances dans les systèmes Linux : utilisation d&amp;rsquo;un terminal, savoir (dés)installer des packets, contrôle d&amp;rsquo;accès des fichiers, etc.
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Ressources utiles à cet effet :
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Introduction to Linux &amp;ndash; A Hands on Guide&lt;/em&gt;, Machtelt Garrels, The Linux Documentation Project : &lt;a href="https://tldp.org/guides.html#intro-linux"&gt;https://tldp.org/guides.html#intro-linux&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Unix and Linux System Administration Handbook&lt;/em&gt;, Evi Nemeth et al., Prentice Hall Press&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Matériel nécessaire et prérequis :&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Le Mythe De Phaéton</title><link>https://alacritie.fr/2023/mythe-de-phaeton/</link><pubDate>Sat, 03 Jun 2023 17:30:16 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2023/mythe-de-phaeton/</guid><description>&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class="smallcaps"&gt;Écoute donc, socrate, une histoire à la vérité fort étrange, mais exactement vraie, comme l&amp;rsquo;a jadis affirmé Solon.&lt;/span&gt;
 Il raconta à Critias, mon grand-père, que notre ville avait autrefois accompli de grands et admirables exploits, effacés par le temps et les destructions d&amp;rsquo;hommes. Je vais redire cette vieille histoire, comme je l&amp;rsquo;ai entendu raconter par un homme qui n&amp;rsquo;était pas jeune. Car Critias n&amp;rsquo;était pas loin de sa quatre-vingt-dixième année, et moi j&amp;rsquo;avais à peine atteint ma dixième.&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Lectures de Janvier 2023</title><link>https://alacritie.fr/2023/lectures-janvier-2023/</link><pubDate>Mon, 06 Feb 2023 12:08:25 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2023/lectures-janvier-2023/</guid><description>&lt;p&gt;L&amp;rsquo;excellent Sotonye republie une tribune sur les millenials, ces « éternels vingtenaires ».&lt;br&gt;
Ce n&amp;rsquo;est pas tant l&amp;rsquo;immaturité qui y est pointé du doigt, comme on en a l&amp;rsquo;habitude mais c&amp;rsquo;est la réalité matérielle, psychologique et idéologique dans laquelle ils ont grandit qui est mise en exergue. Un univers de diplômes, d&amp;rsquo;assurance, de certification, une succession de « safe spaces, » tous soigneusement approuvés par leurs parents, pour des vies dont chaque aspérité a été soigneusement lissé au préalable. Le parcours d&amp;rsquo;endurance de l&amp;rsquo;éducation a eu raison de cette génération frileuse qui s&amp;rsquo;ennuie. En dernière instance, c&amp;rsquo;est la réticence manifeste à prendre des risques qui caractérise les millenials.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>1177 avant J.-C., le Jour où la Civilisation s’est Effondrée</title><link>https://alacritie.fr/2023/le-jour-ou-la-civilisation-s-est-effondree/</link><pubDate>Sat, 14 Jan 2023 18:59:54 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2023/le-jour-ou-la-civilisation-s-est-effondree/</guid><description>&lt;p&gt;Et s&amp;rsquo;il y avait eu une mondialisation avant la nôtre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;était à l&amp;rsquo;âge du bronze, il y a 3200 ans, que les hittites, les égyptiens, les minoens, les assyriens et les cananéens vivaient en parfaite harmonie. Au cœur d&amp;rsquo;un système international à l&amp;rsquo;est de la Méditerranée, ces peuples avaient développés des réseaux commerciaux efficients, des industries globales, des cultures florissantes et entretenaient entre eux des relations cordiales.&lt;br&gt;
Comme l&amp;rsquo;anglais l&amp;rsquo;est aujourd&amp;rsquo;hui, l&amp;rsquo;akkadien était la &lt;em&gt;lingua franca&lt;/em&gt; de l&amp;rsquo;époque. Tous les peuples le pratiquaient. Le bronze, un alliage subtil de tin et de cuivre, était le moteur de l&amp;rsquo;industrie globalisée &amp;ndash; pour ainsi dire l&amp;rsquo;équivalent du pétrole de nos civilisations actuelles. Les gens allaient aux musées, partaient en voyage, contractaient des assurances, etc. Ils vivaient en réalité des vies très proches des nôtres, dans un climat de paix. C&amp;rsquo;est en tout cas ce dont les nombreuses lettres retrouvés dans ces régions témoignent.&lt;br&gt;
Pourtant, en très peu de temps, tout cet édifice civilisationnel s&amp;rsquo;est effondré. Bien qu&amp;rsquo;on ait tendance à penser que l&amp;rsquo;effondrement d&amp;rsquo;une civilisation s&amp;rsquo;inscrit dans la longue durée (comme celui de l&amp;rsquo;Empire Romain), ça n&amp;rsquo;a pas été le cas ici. Les institutions et les infrastructures de l&amp;rsquo;âge du bronze ont dysfonctionné très rapidement et c&amp;rsquo;est un fait inédit dans l&amp;rsquo;Histoire.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Connerie assistée par ordinateur</title><link>https://alacritie.fr/2022/connerie-assistee-par-ordinateur/</link><pubDate>Mon, 05 Dec 2022 20:02:47 +0100</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2022/connerie-assistee-par-ordinateur/</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;L&amp;rsquo;IA est un risque pour elle-même car sa production incessante risque d&amp;rsquo;inonder sa base de référence et, par une boucle autophagique, pourrir sa production ; elle est aussi un risque pour notre matière noire intellectuelle si elle en vient à grand-remplacer notre propre expertise technologique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;




&lt;img 
src="https://alacritie.fr/img/blog/computer-assisted-stupidity-abstract-dalle-e.jpg" 

 alt="« Computer-assisted stupidity, abstract » avec Dall-E 2."
 
 title="« Computer-assisted stupidity, abstract » avec Dall-E 2." 
 
 
 
 
 
/&gt;



&lt;p&gt;L&amp;rsquo;été dernier est sorti GitHub Copilot, un assistant virtuel de programmation. À l&amp;rsquo;aide d&amp;rsquo;un simple commentaire d&amp;rsquo;instruction, Copilot écrit l&amp;rsquo;algorithme à notre place&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Il faut le voir pour le croire, c&amp;rsquo;est très impressionnant. Continuellement amélioré par ses développeurs, cet outil fait l&amp;rsquo;effet d&amp;rsquo;une petite révolution dans le monde de l&amp;rsquo;informatique. Et les débats font rage.&lt;br&gt;
Par nature, l&amp;rsquo;analyse systématique informatisée est pertinente et efficace lorsque les données sont structurées et redondantes dans leurs syntaxes et leur fonctionnement. Le code informatique apparaît donc comme le candidat idéal pour &amp;ldquo;nourrir&amp;rdquo; et former une IA apte à la programmation, d&amp;rsquo;où le succès notable d&amp;rsquo;un tel produit.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Lectures d'Octobre 2022</title><link>https://alacritie.fr/2022/lectures_octobre_2022/</link><pubDate>Fri, 18 Nov 2022 16:34:10 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2022/lectures_octobre_2022/</guid><description>&lt;p&gt;Est-ce que nos ancêtres avaient plus de volonté que nous ? Peu probable. Est-ce que les français, qui ont l&amp;rsquo;IMC le plus bas d&amp;rsquo;Europe avec les italiens, ont plus de volonté individuellement que les américains ? Peu probable.&lt;br&gt;
Est-ce que nos ancêtres mangeaient moins gras que nous ? Est-ce qu&amp;rsquo;ils faisaient plus d&amp;rsquo;activité physique ? Contrairement à ce qu&amp;rsquo;on pourrait penser, ce n&amp;rsquo;est pas le cas.&lt;br&gt;
Pourquoi l&amp;rsquo;abondance du début du XXè siècle n&amp;rsquo;a-t-elle pas provoqué d&amp;rsquo;obésité dans les pays développés ? Pourquoi l&amp;rsquo;obésité a explosé depuis la fin des années 70, alors que les fast food existaient déjà ? Pourquoi tant de personnes quittant le territoire américain perdent du poids sans changer leurs habitudes de consommation ?&lt;/p&gt;</description></item><item><title>La monoculture culturelle</title><link>https://alacritie.fr/2022/la-monoculture-culturelle/</link><pubDate>Sun, 13 Nov 2022 12:11:49 +0100</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2022/la-monoculture-culturelle/</guid><description>&lt;p&gt;Le bloggeur Agnostic a écrit une excellente série d&amp;rsquo;articles sur la mode et le reflet qu&amp;rsquo;à travers elle offre la production culturelle en général ; le dernier de cette série s&amp;rsquo;intitule &lt;em&gt;Fashion died circa 2010, as a cultural production&lt;/em&gt;&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Il s&amp;rsquo;inquiète du manque de vision esthétique de l&amp;rsquo;industrie.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;It&amp;rsquo;s not for want of funding, nor tapped-out consumers, that the would-be culture creators have stagnated. It&amp;rsquo;s something larger, like the disappearance of institutional trust and cohesion, as the 2008 crisis was not just any old recession, but left the elites with the sense that the whole societal project was over, and now it&amp;rsquo;s only a matter of sucking dry whatever is left rather than creating entirely new things.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Réponse à M. Galluzzo après son passage sur la chaîne Elucid</title><link>https://alacritie.fr/2022/r%C3%A9ponse-galluzzo-%C3%A9lucid/</link><pubDate>Sun, 26 Jun 2022 09:35:50 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2022/r%C3%A9ponse-galluzzo-%C3%A9lucid/</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;L&amp;rsquo;excellente chaîne Youtube Elucid d&amp;rsquo;Olivier Berruyer nous a récemment gratifié d&amp;rsquo;un entretien avec l&amp;rsquo;auteur d&amp;rsquo;un livre sur la Société de Consommation. L&amp;rsquo;occasion de revenir sur un sujet maintes fois évoqués mais rarement à la mesure de ces implications. Cette fois ne fait pas exception.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;iframe width="400" height="300" src="https://www.youtube-nocookie.com/embed/1QavzvLtaLQ" title="Vidéo YouTube d'Elucid" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;p&gt;De toute évidence, M. Galluzzo a bien travaillé son sujet. Il a lu Baudrillard, Debord, même Marx sans doute et bien d&amp;rsquo;autres sûrement. Son analyse est assez large et plutôt intéressante, surtout quand il développe les liens entre le faux omniprésent de la consommation et les images que cela développe dans l&amp;rsquo;inconscient collectif et l&amp;rsquo;identification de certains groupes aux esthétiques que le marché crée (rien de nouveau cependant pour ceux qui connaissent les Situationnistes).&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Les Problèmes qui en Valent la Peine</title><link>https://alacritie.fr/2022/feynman-les-problemes-qui-en-valent-la-peine/</link><pubDate>Thu, 19 May 2022 21:47:33 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2022/feynman-les-problemes-qui-en-valent-la-peine/</guid><description>&lt;p&gt;Dans une lettre datée du 3 février 1966&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, Richard Feynman (1918-1988) décrit avec élégance les &amp;ldquo;&lt;em&gt;problèmes qui valent la peine&lt;/em&gt;&amp;rdquo;. On peut avoir tendance à penser que ce sont les &amp;ldquo;grands&amp;rdquo; problèmes, les questions de physique quantique ou de métaphysique, mais la vision de Feynman est tout autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette lettre fait partie d&amp;rsquo;un échange commencé avec un ancien élève, Koichi Mano, qui avait écrit pour lui adresser ses félicitations suite à son prix Nobel. Richard Feynman lui a demandé ce qu&amp;rsquo;il faisait et Koichi a répondu : &amp;ldquo;J&amp;rsquo;étudie la théorie de la cohérence avec quelques applications à la propagation des ondes électromagnétiques à travers une atmosphère turbulente&amp;hellip; un type de problème humble et terre à terre.&amp;rdquo; Voici la suite de l&amp;rsquo;échange :&lt;/p&gt;</description></item><item><title>*La Sexualité comme Maladie Transmissible*</title><link>https://alacritie.fr/2021/la-sexualite-comme-maladie-transmissible/</link><pubDate>Sun, 21 Mar 2021 21:06:06 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2021/la-sexualite-comme-maladie-transmissible/</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Republication d&amp;rsquo;une brillante tribune de Jean Baudrillard de décembre 1995 sur la condition sexuelle moderne. On déplore encore à ce jour le talent manifeste d&amp;rsquo;un homme qui a su prendre tellement d&amp;rsquo;avance sur son temps que ces analyses sociologiques s&amp;rsquo;avèrent encore aujourd&amp;rsquo;hui parmi les plus pertinentes. J&amp;rsquo;ai préfacé ce texte d&amp;rsquo;un graphique proprement hallucinant du Washington Post.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;



&lt;figure&gt;
	&lt;img src="young_men_decline_in_sex.png"
 
	 
	 
	 
	 
	 
 
	alt="Image de : Peut-être le plus important de tous les graphiques -- et très peu en parle."
	
	/&gt;
 
 &lt;figcaption&gt;
 Peut-être le plus important de tous les graphiques &amp;ndash; et très peu en parle.
 &lt;/figcaption&gt;
 
&lt;/figure&gt;


&lt;p&gt;Quelque part dans la Nouvelle-Angleterre, non loin de Dartmouth College, on trouve encore les villages des shakers. Selon la loi religieuse de cette secte, les sexes y vivent soigneusement séparés et ne s&amp;rsquo;y reproduisent pas (le monde étant voué au mal, rien ne sert de le perpétrer, il n&amp;rsquo;est que d&amp;rsquo;attendre le Jugement dernier). Or, dans le campus d&amp;rsquo;à côté, qui fut comme les autres en Amérique un des hauts lieux de la libération sexuelle, c&amp;rsquo;est à peu près la même situation: les sexes ne se touchent plus, ne se frôlent plus, ne cherchent plus à se séduire. Sans discrimination ni interdit explicite, on se retrouve, sous le signe du harcèlement sexuel et de sa hantise, dans le même apartheid que chez les shakers. L&amp;rsquo;obsession du sida joue sans doute un rôle dans cet exil volontaire du sexe &amp;ndash; encore qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y ait jamais dans ce genre de choses de cause à effet: le sida n&amp;rsquo;est peut-être qu&amp;rsquo;une des voies obscures que prend une désaffection sexuelle qui avait commencé bien avant son apparition et sa diffusion. Il semble que ce soit la sexualité elle-même qui soit en jeu &amp;ndash; chaque sexe étant comme affecté d&amp;rsquo;une maladie sexuellement transmissible qui serait le sexe lui-même.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>L'éternel retour...</title><link>https://alacritie.fr/2021/l-eternel-retour-de-la-guerre/</link><pubDate>Thu, 18 Mar 2021 16:21:06 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2021/l-eternel-retour-de-la-guerre/</guid><description>&lt;p&gt;Sebastian Junger parle dans &lt;em&gt;Tribe: On Homecoming and Belonging&lt;/em&gt; de la guerre et de la relation ambigüe que les hommes entretiennent avec elle. Dans cet extrait il se penche sur une réalité surprenante des sociétés civiles pendant la deuxième Guerre Mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les atrocités n&amp;rsquo;en finissaient pas, les gens mouraient chez eux et dans leurs quartiers &amp;ndash; tout en continuant leur vie banale. Non seulement ces expériences n&amp;rsquo;ont pas produit d&amp;rsquo;hystérie de masse, elles n&amp;rsquo;ont même pas déclenché de psychoses individuelles. &lt;strong&gt;Avant la guerre, les projections pour les troubles psychiatriques en Angleterre pouvaient aller jusqu&amp;rsquo;à 4 millions de personnes, mais à mesure que le Blitz&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; progressait, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;les hôpitaux psychiatriques du pays ont vu leurs admissions diminuer&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Les services d&amp;rsquo;urgence de Londres ont rapporté une moyenne de seulement 2 cas de &amp;ldquo;névroses dues aux bombe&amp;rdquo; par semaine. Les psychiatres ont observé avec perplexité des patients de longue date qui voyaient leurs symptômes s&amp;rsquo;atténuer pendant la période des très violents raids aériens. Les admissions volontaires dans les services psychiatriques ont sensiblement diminué, et même les épileptiques ont déclaré avoir moins de crises. &amp;ldquo;Les névrosés chroniques du temps de paix conduisent maintenant des ambulances&amp;rdquo;, remarque un médecin. Un autre s&amp;rsquo;est risqué à suggérer que certaines personnes s&amp;rsquo;en sortaient mieux en temps de guerre.&lt;br&gt;
Les effets positifs de la guerre sur la santé mentale ont été remarqués pour la première fois par le grand sociologue Emile Durkheim, qui a découvert que lorsque les pays européens entraient en guerre, les taux de suicide diminuaient. Les services psychiatriques de Paris étaient étrangement vides pendant les deux guerres mondiales, et cela est resté vrai même lorsque l&amp;rsquo;armée allemande a envahi la ville en 1940. Les chercheurs ont constaté un phénomène similaire pendant les guerres civiles en Espagne, en Algérie, au Liban et en Irlande du Nord. Le psychologue irlandais H. A. Lyons a découvert que le taux de suicide à Belfast avait chuté de 50 % pendant les émeutes de 1969 et 1970, et que les homicides et autres crimes violents avaient également diminué. Les taux de dépression chez les hommes et les femmes avaient brusquement diminué pendant cette période, les hommes ont connu la baisse la plus extrême dans les quartiers les plus violents. Le comté de Derry, en revanche, qui n&amp;rsquo;a souffert d&amp;rsquo;aucune violence, a vu le taux de dépression des hommes augmenter plutôt que de diminuer. Lyons a émis l&amp;rsquo;hypothèse que les hommes des zones de paix étaient déprimés parce qu&amp;rsquo;ils ne pouvaient pas aider la société en participant à la lutte.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Ceci n'est pas une Société</title><link>https://alacritie.fr/2020/ceci-n-est-pas-une-societe/</link><pubDate>Thu, 02 Apr 2020 14:08:37 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2020/ceci-n-est-pas-une-societe/</guid><description>&lt;img 
src="tweet_fed_infinite_cash.png" 
 
 
 
 
 
 
 
/&gt;



&lt;p&gt;En pleine pandémie mondiale du COVID19, les banques centrales américaine (la Federal Reserve), européenne (BCE), japonaise, chinoise et indienne s&amp;rsquo;apprêtent à injecter l&amp;rsquo;équivalent d&amp;rsquo;au moins 7 000 milliards de dollars dans l&amp;rsquo;économie.&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Neil Kashkari, le président de la Fed de Minneapolis, affirme sur CBS qu&amp;rsquo;ils ont de « l&amp;rsquo;argent à l&amp;rsquo;infini » ; la planche à billets, l&amp;rsquo;imprimante à monnaie qui créée de l&amp;rsquo;argent ex nihilo, s&amp;rsquo;apprête à tourner comme jamais.&lt;br&gt;
L&amp;rsquo;ordre du jour est, toujours actuellement, d&amp;rsquo;arroser des entreprises que les actionnaires ne dirigent pas puisque, de toute évidence, ils n&amp;rsquo;avaient rien prévu du tout à leur très large majorité &amp;ndash; car oui, gouverner c&amp;rsquo;est prévoir. Les &amp;ldquo;pauvres&amp;rdquo; compagnies aériennes privés (pour ne citer qu&amp;rsquo;elles) n&amp;rsquo;ont eu qu&amp;rsquo;un seul mérite : celui d&amp;rsquo;être « too big to fail ».&lt;br&gt;
À vrai dire, les chefs d&amp;rsquo;entreprises qui avaient vu venir le bousin se sont tous empressés de quitter le navire avant qu&amp;rsquo;il ne sombre : le mois de janvier 2020 a établi le record du nombre de démission de PDGs aux États-Unis.&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Peut-on leur en vouloir réellement d&amp;rsquo;ailleurs ? À la fois non, car un système centralisé et mondialisé tend à favoriser les plus gros acteurs et à empêcher les autres de prendre les garanties qu&amp;rsquo;il faudrait ; et à la fois oui : ce n&amp;rsquo;est pas comme si la crise financière de 2008 n&amp;rsquo;avait jamais eu lieu et que &lt;em&gt;Le Cygne Noir&lt;/em&gt; de Nassim Taleb n&amp;rsquo;avait jamais été écrit.&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Le Discours des Anciens</title><link>https://alacritie.fr/2019/le-discours-des-anciens/</link><pubDate>Sun, 01 Sep 2019 19:29:00 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2019/le-discours-des-anciens/</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nassim Nicholas Taleb est un essayiste et statisticien libano-américain. Sudiste (comme dirait Bardèche) par excellence, polyglotte, chrétien orthodoxe, d&amp;rsquo;abord trader puis chercheur, Taleb allie le panache à la française et l&amp;rsquo;érudition aristocratique des grands noms de la chrétienté occidentale. Sa spécialité est l&amp;rsquo;épistémologie des probabilités, qu&amp;rsquo;il utilise pour comprendre le monde et l&amp;rsquo;Histoire du &amp;ldquo;Temps Long&amp;rdquo;. Il est actuellement professeur d&amp;rsquo;ingénierie du risque à l&amp;rsquo;Institut polytechnique de l&amp;rsquo;université de New York.&lt;br&gt;
Ce qui suit est la traduction permissive et abrégée d&amp;rsquo;un de ses discours.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Ma Fille, tu Seras... Footballeuse ?</title><link>https://alacritie.fr/footballeuse/</link><pubDate>Fri, 24 May 2019 08:35:50 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/footballeuse/</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le monde du football féminin se &lt;a href="http://piedscarres.fr/feminin/2019/05/23/coup-de-gueule-contre-les-propos-demma-hayes/"&gt;pose la question&lt;/a&gt; de l&amp;rsquo;évolution des règles de ce sport ; beaucoup de voix féministes se dressent contre la possibilité même de cette réfléxion. L&amp;rsquo;ironie est saisissante : il semblerait, comme sur bien d&amp;rsquo;autres questions, que plus les féministes &amp;ldquo;émancipent&amp;rdquo; les femmes, plus elles tiennent à imiter exactement les hommes. Copier en tout point les modèles masculins, jusqu&amp;rsquo;à en nier les différences homme-femme : n&amp;rsquo;y a-t-il un bug ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Les Carnets du Sous-Sol</title><link>https://alacritie.fr/2019/les-carnets-du-sous-sol/</link><pubDate>Tue, 09 Apr 2019 18:44:26 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2019/les-carnets-du-sous-sol/</guid><description>&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;D&amp;rsquo;où vient que vous êtes si fermement, si triomphalement persuadés que seuls le positif et le normal &amp;ndash; bref, en un mot, le bien-être &amp;ndash; sont dans les intérêts des hommes ? Votre raison ne se trompe-t-elle pas dans ses conclusions ? Et si les hommes n’aimaient pas seulement le bien-être ? Et s’ils aimaient la souffrance exactement autant ? Si la souffrance les intéressait tout autant que le bien-être ? Les hommes l’aiment quelquefois, la souffrance, d’une façon terrible, passionnée, ça aussi, c’est un fait. Ce n’est même plus la peine de se rapporter à l’histoire du monde ; posez-vous la question vous-même si seulement vous êtes un homme et si vous avez un tant soit peu vécu. Quant à mon opinion personnelle, aimer seulement le bien-être, ça me paraît presque indécent. Que ce soit bien ou mal, casser quelque chose, c’est parfois très plaisant. Car ce n’est pas la souffrance, au fond, que je défends ici, et pas non plus le bien-être. Ce que je défends, c’est&amp;hellip; mon caprice, le fait qu’il me soit garanti quand j’en ressentirai le besoin. Par exemple, la souffrance est inadmissible dans les vaudevilles, je le sais. Dans le palais de cristal&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, elle est, de plus, impensable : la souffrance, c’est un doute, c’est une négation, or qu’est-ce qu’un palais de cristal où le doute est possible ? Mais je reste persuadé que l’homme ne refusera jamais la souffrance véritable, c’est-à-dire la destruction et le chaos. Car la souffrance est la seule cause de la conscience. Même si j’ai commencé par affirmer que la conscience était pour les hommes leur plus grand malheur, je sais qu’ils l’aiment et ne l’échangeraient contre aucune satisfaction. &lt;/p&gt;</description></item><item><title>De la nature du patriarcat</title><link>https://alacritie.fr/2019/de-la-nature-du-patriarcat/</link><pubDate>Mon, 18 Mar 2019 14:00:00 +0100</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2019/de-la-nature-du-patriarcat/</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Traduction assez permissive d&amp;rsquo;un &lt;a href="https://quillette.com/2018/11/25/on-the-nature-of-patriarchy/"&gt;article de William Buckner pour Quillette&lt;/a&gt;. William Buckner est étudiant en anthropologie évolutive, son compte Twitter est &lt;a href="https://twitter.com/evolving_moloch"&gt;@Evolving_Moloch&lt;/a&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;




&lt;img 
src="singes.jpg" 
 
 
 
 
 
 
 
/&gt;



&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les femmes sont, par nature, la source de presque toutes les discordes et litiges dans la communauté. Avec leurs incessantes tendances à l&amp;rsquo;adultère, leurs manifestes insensibilités aux ordres de leur père, mari, et frère, et leur folle passion pour les commérages et les complots &amp;ndash; en cela et en bien d&amp;rsquo;autres aspects &amp;ndash; les femmes sont le fléau des sociétés en paix.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Qu'est-ce que la Société de l'Indistinction&amp;nbsp;?</title><link>https://alacritie.fr/2018/qu-est-ce-que-la-societe-de-l-indistinction/</link><pubDate>Wed, 12 Dec 2018 21:23:56 +0100</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2018/qu-est-ce-que-la-societe-de-l-indistinction/</guid><description>&lt;p&gt;Bonjour, Polly,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&amp;rsquo;ai l&amp;rsquo;impression d&amp;rsquo;être un fantôme. Je suis une femme, j&amp;rsquo;ai 35 ans, et je ne suis personne. Pendant ma vingtaine et le début de ma trentaine, j&amp;rsquo;ai déambulé sur la côte Ouest, fait quelques escapades à l&amp;rsquo;étranger, eu nombre de jobs qui ne menaient nulle part. J&amp;rsquo;étais une fille à gars, toujours en couple. Ma plus tendre et plus longue relation (3 ans et demi, youhou) s&amp;rsquo;est achevée il y a 2 ans. À la suite de notre déménagement (vers ce qui était alors ma quatrième ville), nous bâtîmes une maison ensemble, et ensuite tout s&amp;rsquo;est effondré dans un grand fracas qui m&amp;rsquo;a mené à la ville où je suis actuellement, ma cinquième, et encore un autre petit boulot.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>L'Époque de la Théorie</title><link>https://alacritie.fr/2018/l-epoque-de-la-theorie/</link><pubDate>Thu, 18 Oct 2018 13:41:00 +0100</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2018/l-epoque-de-la-theorie/</guid><description>&lt;p&gt;L&amp;rsquo;essence de la matrice humaine est sociale. L&amp;rsquo;enfermement aliénatoire de la &lt;em&gt;théorie&lt;/em&gt; capture l&amp;rsquo;énergie humaine dans des lieux où elle ne peut pas se réaliser. Le &lt;em&gt;concept&lt;/em&gt; est définitivement digéré ; il est en passe d&amp;rsquo;être consommé en tant qu&amp;rsquo;il est le spectre inconscient de l&amp;rsquo;époque. Il est l&amp;rsquo;époque arrachée à elle-même, la résonance plus ou moins lointaine de la pratique sociale globale pour le local, qui est sa dernière manifestation. La nouvelle théorie de l&amp;rsquo;opinion est la déchéance de l&amp;rsquo;impuissance sociale. L&amp;rsquo;opinion appelle la contradiction miroir, dans le champ éternel des contradictions infinies ; c&amp;rsquo;est à ses portes que la pensée s&amp;rsquo;arrête, aux murailles de son universelle contradiction, celle de l&amp;rsquo;époque purement abstraite, soliloque éthéré du narcissisme impatient&amp;ndash;comme l&amp;rsquo;est peut-être ce texte.&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Dans les couches successives de sa triangulation est abandonné le réel.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description></item><item><title>OUVERTURE</title><link>https://alacritie.fr/2018/ouverture/</link><pubDate>Sat, 01 Sep 2018 20:35:16 +0200</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2018/ouverture/</guid><description>&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;Homme est la nature prenant conscience d&amp;rsquo;elle-même.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&amp;mdash; &lt;strong&gt;Jean Jacques Elisée Reclus, &lt;em&gt;L&amp;rsquo;Homme et la Terre&lt;/em&gt;, 1905.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Nature, Culture et Capital</title><link>https://alacritie.fr/2018/depasser-cousin/</link><pubDate>Wed, 29 Aug 2018 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://alacritie.fr/2018/depasser-cousin/</guid><description>&lt;p&gt;La &lt;em&gt;critique radicale&lt;/em&gt; anti-capitaliste &lt;em&gt;marxienne&lt;/em&gt; de Francis Cousin a opéré, pour l&amp;rsquo;auteur de ces lignes du moins, un changement majeur de paradigme dans le débat sclérosé de la philosophie politique française. Cette nouvelle compréhension historique m&amp;rsquo;a permis d&amp;rsquo;aborder le réel (marchand) sous un jour nouveau, un angle inédit et révélateur de &lt;em&gt;ce truc qui ne tourne pas rond&lt;/em&gt;, cette petite voix qui trotte dans nos têtes, celle qui dénonce toujours &lt;em&gt;ce faux omniprésent&lt;/em&gt; ; une vision nouvelle qui apportait bien des réponses là où nulle part je n&amp;rsquo;en avais trouvé.&lt;br&gt;
Elle posait aussi et toujours la grande question de l&amp;rsquo;après, du tournant révolutionnaire permis par les conditions matérielles de la présente et future société de consommation, où tout, de l&amp;rsquo;amour à l&amp;rsquo;identité, est échangeable car tout est devenu &lt;em&gt;marchandise&lt;/em&gt;. En dernière analyse, c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;ultime appropriation du &lt;em&gt;logos&lt;/em&gt; qui donne l&amp;rsquo;arme du renversement d&amp;rsquo;un monde à l&amp;rsquo;envers. Or, dans cette acrobatie dialectique, Francis Cousin est allé plus loin que quiconque, plus loin que Marx lui-même &amp;ndash; trop loin peut-être ?&lt;br&gt;
La totalité du champ social de l&amp;rsquo;Homme est parasité par l&amp;rsquo;abstraction du Capital. Quel espoir se dessine alors ? Il semble que pour la minorité des initiés, des &amp;ldquo;sachants&amp;rdquo;, il n&amp;rsquo;y ait d&amp;rsquo;autre voie que celle de prendre son mal en patience. D&amp;rsquo;un nihilisme l&amp;rsquo;autre, de l&amp;rsquo;impuissance individuelle à la toute-puissance en groupe, en attendant la parousie révolutionnaire, l&amp;rsquo;ascension vers l&amp;rsquo;au-delà communiste salvateur. Une trajectoire qui conduit à ce que nous étions censé éviter : le bourbier de l&amp;rsquo;indistinction, à perte de vue.&lt;br&gt;
La totalité du champ social de l&amp;rsquo;Homme est parasité par l&amp;rsquo;abstraction du Capital, donc. Mais, et sans doute faut-il la subir réellement pour la comprendre, cette abstraction, c&amp;rsquo;est nous.&lt;/p&gt;</description></item></channel></rss>